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Задание 4 № 116

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D’après Romain Beaumard, quel est le but des chiens d’aller le plus vite possible?

 

1) d’avoir plus de temps de se reposer.

2) d’avoir plus de nourriture.

3) de faire plaisir au maître.

1
Задание 1 № 23

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Qui est Romain Beaumard?

 

1) Pédagogue.

2) Explorateur.

3) Chercheur.

Расшифровка записи

Journaliste: Entre 2005 et 2006, l‘explorateur Romain Beaumard a parcouru

8 000 km à travers la Sibérie, affrontant neige et vent avec son attelage de 10

chiens. Il évoque les conditions extrêmes de ces contrées pour lesquelles

l’adaptation reste le mot-clé. Les chiens ne souffrent pas du froid et peuvent

résister à de très basses températures. Par contre, ils sont très sensibles au vent.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

Romain Beaumard: Il s’agit d’un phénomène très simple et bien connu . Un corps

vivant perd un degré par mètre seconde de vent. Il est donc préférable d’être

exposé à une température de -50°C sans vent qu’à une température de -20°C avec

un vent de 40 m/s. Tous les animaux sauvages qui habitent dans le grand Nord

connaissent inconsciemment ce phénomène. Les loups par exemple s’arrêtent pour

se reposer dans des endroits parfaitement abrités du vent.

Journaliste: Comment s’est déroulé l’entraînement chez vous, au Québec, pendant

un an? Comment procédez-vous pour préparer vos chiens de traîneau à effectuer

des trajets de parfois plus de 100 km?

Romain Beaumard: C’est un entraînement progressif qui vise à gérer le plaisir

des chiens. Ils aiment en effet courir, il faut donc que cela reste un plaisir. Le but

est de ne jamais pousser les chiens au maximum de leurs capacités, ainsi les chiens

auront toujours la frustration de ne pas avoir atteint leurs limites. Ils vont ensuite

compenser cela en allant plus vite. Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible

car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.

Journaliste: Vous devez être en parfaite symbiose avec vos chiens que vous

connaissez depuis des années. Comment leur parlez-vous? Comment trouvez-vous

l’équilibre entre autorité et tendresse?

Romain Beaumard: C’est un équilibre assez naturel, dans la mesure où on parle

beaucoup à ses complices, à ses amis. Je leur remonte les bretelles quand il le faut

et les encourage quand ils en ont besoin. Ces chiens sont au-delà de la période de

dressage, il suffit d’élever un peu la voix de temps en temps et ils interprètent très

vite. Naturellement, ils comprennent quand je leur parle, ils connaissent une

quinzaine à une vingtaine de mots et comprennent d’après mon ton si je suis

heureux, en colère, impatient …

Journaliste: Quels animaux avez-vous rencontrés lors de vos périples et qui vous

ont marqués? Et quelles sont les réactions des chiens dans un milieu sauvage et

naturel, face aux loups notamment?

Romain Beaumard: Les animaux que l’on voit beaucoup, ce sont les loups car les

chiens les attirent. Ce sont en effet des animaux très territoriaux, qui ne supportent

pas la présence d’autres animaux, en particulier des chiens, sur leurs territoires. La

réaction des chiens est souvent assez prudente, ils craignent les loups qu’ils savent

plus forts qu’eux. J’ai pu voir de nombreux autres animaux comme des lynx, des

mouflons, des perdrix des neiges, des chevreuils de Sibérie …

Journaliste: Vous décidez aujourd’hui d’arrêter ce genre d’aventures pour votre

plaisir afin de vous consacrer à des projets d’éducation à l’environnement.

Pourquoi une telle démarche, de l’aventurier au pédagogue?

Romain Beaumard: Je vais continuer à faire beaucoup de choses avec mes chiens

mais de façon moins ambitieuse. J’ai effectivement moins de plaisir qu’autrefois

car j’ai pu voir combien ces territoires fragiles sont aujourd’hui abîmés. Je vais

utiliser ce que je sais faire: faire rêver, pour que la prise de conscience soit de plus

en plus grande et que les générations futures puissent profiter des mêmes choses

dont j’ai pu profiter moi-même.


2
Задание 2 № 54

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Dans le Grand Nord, les chiens sont très sensibles ...

 

1) à la neige.

2) au froid.

3) au vent.

Расшифровка записи

Journaliste: Entre 2005 et 2006, l‘explorateur Romain Beaumard a parcouru

8 000 km à travers la Sibérie, affrontant neige et vent avec son attelage de 10

chiens. Il évoque les conditions extrêmes de ces contrées pour lesquelles

l’adaptation reste le mot-clé. Les chiens ne souffrent pas du froid et peuvent

résister à de très basses températures. Par contre, ils sont très sensibles au vent.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

Romain Beaumard: Il s’agit d’un phénomène très simple et bien connu . Un corps

vivant perd un degré par mètre seconde de vent. Il est donc préférable d’être

exposé à une température de -50°C sans vent qu’à une température de -20°C avec

un vent de 40 m/s. Tous les animaux sauvages qui habitent dans le grand Nord

connaissent inconsciemment ce phénomène. Les loups par exemple s’arrêtent pour

se reposer dans des endroits parfaitement abrités du vent.

Journaliste: Comment s’est déroulé l’entraînement chez vous, au Québec, pendant

un an? Comment procédez-vous pour préparer vos chiens de traîneau à effectuer

des trajets de parfois plus de 100 km?

Romain Beaumard: C’est un entraînement progressif qui vise à gérer le plaisir

des chiens. Ils aiment en effet courir, il faut donc que cela reste un plaisir. Le but

est de ne jamais pousser les chiens au maximum de leurs capacités, ainsi les chiens

auront toujours la frustration de ne pas avoir atteint leurs limites. Ils vont ensuite

compenser cela en allant plus vite. Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible

car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.

Journaliste: Vous devez être en parfaite symbiose avec vos chiens que vous

connaissez depuis des années. Comment leur parlez-vous? Comment trouvez-vous

l’équilibre entre autorité et tendresse?

Romain Beaumard: C’est un équilibre assez naturel, dans la mesure où on parle

beaucoup à ses complices, à ses amis. Je leur remonte les bretelles quand il le faut

et les encourage quand ils en ont besoin. Ces chiens sont au-delà de la période de

dressage, il suffit d’élever un peu la voix de temps en temps et ils interprètent très

vite. Naturellement, ils comprennent quand je leur parle, ils connaissent une

quinzaine à une vingtaine de mots et comprennent d’après mon ton si je suis

heureux, en colère, impatient …

Journaliste: Quels animaux avez-vous rencontrés lors de vos périples et qui vous

ont marqués? Et quelles sont les réactions des chiens dans un milieu sauvage et

naturel, face aux loups notamment?

Romain Beaumard: Les animaux que l’on voit beaucoup, ce sont les loups car les

chiens les attirent. Ce sont en effet des animaux très territoriaux, qui ne supportent

pas la présence d’autres animaux, en particulier des chiens, sur leurs territoires. La

réaction des chiens est souvent assez prudente, ils craignent les loups qu’ils savent

plus forts qu’eux. J’ai pu voir de nombreux autres animaux comme des lynx, des

mouflons, des perdrix des neiges, des chevreuils de Sibérie …

Journaliste: Vous décidez aujourd’hui d’arrêter ce genre d’aventures pour votre

plaisir afin de vous consacrer à des projets d’éducation à l’environnement.

Pourquoi une telle démarche, de l’aventurier au pédagogue?

Romain Beaumard: Je vais continuer à faire beaucoup de choses avec mes chiens

mais de façon moins ambitieuse. J’ai effectivement moins de plaisir qu’autrefois

car j’ai pu voir combien ces territoires fragiles sont aujourd’hui abîmés. Je vais

utiliser ce que je sais faire: faire rêver, pour que la prise de conscience soit de plus

en plus grande et que les générations futures puissent profiter des mêmes choses

dont j’ai pu profiter moi-même.


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Задание 3 № 85

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D’après Romain Beaumard pour les chiens courir est ...

 

1) une nécessité.

2) une contrainte.

3) un plaisir.

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Journaliste: Entre 2005 et 2006, l‘explorateur Romain Beaumard a parcouru

8 000 km à travers la Sibérie, affrontant neige et vent avec son attelage de 10

chiens. Il évoque les conditions extrêmes de ces contrées pour lesquelles

l’adaptation reste le mot-clé. Les chiens ne souffrent pas du froid et peuvent

résister à de très basses températures. Par contre, ils sont très sensibles au vent.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

Romain Beaumard: Il s’agit d’un phénomène très simple et bien connu . Un corps

vivant perd un degré par mètre seconde de vent. Il est donc préférable d’être

exposé à une température de -50°C sans vent qu’à une température de -20°C avec

un vent de 40 m/s. Tous les animaux sauvages qui habitent dans le grand Nord

connaissent inconsciemment ce phénomène. Les loups par exemple s’arrêtent pour

se reposer dans des endroits parfaitement abrités du vent.

Journaliste: Comment s’est déroulé l’entraînement chez vous, au Québec, pendant

un an? Comment procédez-vous pour préparer vos chiens de traîneau à effectuer

des trajets de parfois plus de 100 km?

Romain Beaumard: C’est un entraînement progressif qui vise à gérer le plaisir

des chiens. Ils aiment en effet courir, il faut donc que cela reste un plaisir. Le but

est de ne jamais pousser les chiens au maximum de leurs capacités, ainsi les chiens

auront toujours la frustration de ne pas avoir atteint leurs limites. Ils vont ensuite

compenser cela en allant plus vite. Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible

car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.

Journaliste: Vous devez être en parfaite symbiose avec vos chiens que vous

connaissez depuis des années. Comment leur parlez-vous? Comment trouvez-vous

l’équilibre entre autorité et tendresse?

Romain Beaumard: C’est un équilibre assez naturel, dans la mesure où on parle

beaucoup à ses complices, à ses amis. Je leur remonte les bretelles quand il le faut

et les encourage quand ils en ont besoin. Ces chiens sont au-delà de la période de

dressage, il suffit d’élever un peu la voix de temps en temps et ils interprètent très

vite. Naturellement, ils comprennent quand je leur parle, ils connaissent une

quinzaine à une vingtaine de mots et comprennent d’après mon ton si je suis

heureux, en colère, impatient …

Journaliste: Quels animaux avez-vous rencontrés lors de vos périples et qui vous

ont marqués? Et quelles sont les réactions des chiens dans un milieu sauvage et

naturel, face aux loups notamment?

Romain Beaumard: Les animaux que l’on voit beaucoup, ce sont les loups car les

chiens les attirent. Ce sont en effet des animaux très territoriaux, qui ne supportent

pas la présence d’autres animaux, en particulier des chiens, sur leurs territoires. La

réaction des chiens est souvent assez prudente, ils craignent les loups qu’ils savent

plus forts qu’eux. J’ai pu voir de nombreux autres animaux comme des lynx, des

mouflons, des perdrix des neiges, des chevreuils de Sibérie …

Journaliste: Vous décidez aujourd’hui d’arrêter ce genre d’aventures pour votre

plaisir afin de vous consacrer à des projets d’éducation à l’environnement.

Pourquoi une telle démarche, de l’aventurier au pédagogue?

Romain Beaumard: Je vais continuer à faire beaucoup de choses avec mes chiens

mais de façon moins ambitieuse. J’ai effectivement moins de plaisir qu’autrefois

car j’ai pu voir combien ces territoires fragiles sont aujourd’hui abîmés. Je vais

utiliser ce que je sais faire: faire rêver, pour que la prise de conscience soit de plus

en plus grande et que les générations futures puissent profiter des mêmes choses

dont j’ai pu profiter moi-même.


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Задание 5 № 147

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Comment Romain Beaumard fait-il obéir ses chiens?

 

1) Il les punit.

2) Il leur parle.

3) Il leur donne de bonnes choses à manger.

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Journaliste: Entre 2005 et 2006, l‘explorateur Romain Beaumard a parcouru

8 000 km à travers la Sibérie, affrontant neige et vent avec son attelage de 10

chiens. Il évoque les conditions extrêmes de ces contrées pour lesquelles

l’adaptation reste le mot-clé. Les chiens ne souffrent pas du froid et peuvent

résister à de très basses températures. Par contre, ils sont très sensibles au vent.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

Romain Beaumard: Il s’agit d’un phénomène très simple et bien connu . Un corps

vivant perd un degré par mètre seconde de vent. Il est donc préférable d’être

exposé à une température de -50°C sans vent qu’à une température de -20°C avec

un vent de 40 m/s. Tous les animaux sauvages qui habitent dans le grand Nord

connaissent inconsciemment ce phénomène. Les loups par exemple s’arrêtent pour

se reposer dans des endroits parfaitement abrités du vent.

Journaliste: Comment s’est déroulé l’entraînement chez vous, au Québec, pendant

un an? Comment procédez-vous pour préparer vos chiens de traîneau à effectuer

des trajets de parfois plus de 100 km?

Romain Beaumard: C’est un entraînement progressif qui vise à gérer le plaisir

des chiens. Ils aiment en effet courir, il faut donc que cela reste un plaisir. Le but

est de ne jamais pousser les chiens au maximum de leurs capacités, ainsi les chiens

auront toujours la frustration de ne pas avoir atteint leurs limites. Ils vont ensuite

compenser cela en allant plus vite. Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible

car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.

Journaliste: Vous devez être en parfaite symbiose avec vos chiens que vous

connaissez depuis des années. Comment leur parlez-vous? Comment trouvez-vous

l’équilibre entre autorité et tendresse?

Romain Beaumard: C’est un équilibre assez naturel, dans la mesure où on parle

beaucoup à ses complices, à ses amis. Je leur remonte les bretelles quand il le faut

et les encourage quand ils en ont besoin. Ces chiens sont au-delà de la période de

dressage, il suffit d’élever un peu la voix de temps en temps et ils interprètent très

vite. Naturellement, ils comprennent quand je leur parle, ils connaissent une

quinzaine à une vingtaine de mots et comprennent d’après mon ton si je suis

heureux, en colère, impatient …

Journaliste: Quels animaux avez-vous rencontrés lors de vos périples et qui vous

ont marqués? Et quelles sont les réactions des chiens dans un milieu sauvage et

naturel, face aux loups notamment?

Romain Beaumard: Les animaux que l’on voit beaucoup, ce sont les loups car les

chiens les attirent. Ce sont en effet des animaux très territoriaux, qui ne supportent

pas la présence d’autres animaux, en particulier des chiens, sur leurs territoires. La

réaction des chiens est souvent assez prudente, ils craignent les loups qu’ils savent

plus forts qu’eux. J’ai pu voir de nombreux autres animaux comme des lynx, des

mouflons, des perdrix des neiges, des chevreuils de Sibérie …

Journaliste: Vous décidez aujourd’hui d’arrêter ce genre d’aventures pour votre

plaisir afin de vous consacrer à des projets d’éducation à l’environnement.

Pourquoi une telle démarche, de l’aventurier au pédagogue?

Romain Beaumard: Je vais continuer à faire beaucoup de choses avec mes chiens

mais de façon moins ambitieuse. J’ai effectivement moins de plaisir qu’autrefois

car j’ai pu voir combien ces territoires fragiles sont aujourd’hui abîmés. Je vais

utiliser ce que je sais faire: faire rêver, pour que la prise de conscience soit de plus

en plus grande et que les générations futures puissent profiter des mêmes choses

dont j’ai pu profiter moi-même.

Расшифровка записи

Journaliste: Entre 2005 et 2006, l‘explorateur Romain Beaumard a parcouru

8 000 km à travers la Sibérie, affrontant neige et vent avec son attelage de 10

chiens. Il évoque les conditions extrêmes de ces contrées pour lesquelles

l’adaptation reste le mot-clé. Les chiens ne souffrent pas du froid et peuvent

résister à de très basses températures. Par contre, ils sont très sensibles au vent.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

Romain Beaumard: Il s’agit d’un phénomène très simple et bien connu . Un corps

vivant perd un degré par mètre seconde de vent. Il est donc préférable d’être

exposé à une température de -50°C sans vent qu’à une température de -20°C avec

un vent de 40 m/s. Tous les animaux sauvages qui habitent dans le grand Nord

connaissent inconsciemment ce phénomène. Les loups par exemple s’arrêtent pour

se reposer dans des endroits parfaitement abrités du vent.

Journaliste: Comment s’est déroulé l’entraînement chez vous, au Québec, pendant

un an? Comment procédez-vous pour préparer vos chiens de traîneau à effectuer

des trajets de parfois plus de 100 km?

Romain Beaumard: C’est un entraînement progressif qui vise à gérer le plaisir

des chiens. Ils aiment en effet courir, il faut donc que cela reste un plaisir. Le but

est de ne jamais pousser les chiens au maximum de leurs capacités, ainsi les chiens

auront toujours la frustration de ne pas avoir atteint leurs limites. Ils vont ensuite

compenser cela en allant plus vite. Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible

car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.

Journaliste: Vous devez être en parfaite symbiose avec vos chiens que vous

connaissez depuis des années. Comment leur parlez-vous? Comment trouvez-vous

l’équilibre entre autorité et tendresse?

Romain Beaumard: C’est un équilibre assez naturel, dans la mesure où on parle

beaucoup à ses complices, à ses amis. Je leur remonte les bretelles quand il le faut

et les encourage quand ils en ont besoin. Ces chiens sont au-delà de la période de

dressage, il suffit d’élever un peu la voix de temps en temps et ils interprètent très

vite. Naturellement, ils comprennent quand je leur parle, ils connaissent une

quinzaine à une vingtaine de mots et comprennent d’après mon ton si je suis

heureux, en colère, impatient …

Journaliste: Quels animaux avez-vous rencontrés lors de vos périples et qui vous

ont marqués? Et quelles sont les réactions des chiens dans un milieu sauvage et

naturel, face aux loups notamment?

Romain Beaumard: Les animaux que l’on voit beaucoup, ce sont les loups car les

chiens les attirent. Ce sont en effet des animaux très territoriaux, qui ne supportent

pas la présence d’autres animaux, en particulier des chiens, sur leurs territoires. La

réaction des chiens est souvent assez prudente, ils craignent les loups qu’ils savent

plus forts qu’eux. J’ai pu voir de nombreux autres animaux comme des lynx, des

mouflons, des perdrix des neiges, des chevreuils de Sibérie …

Journaliste: Vous décidez aujourd’hui d’arrêter ce genre d’aventures pour votre

plaisir afin de vous consacrer à des projets d’éducation à l’environnement.

Pourquoi une telle démarche, de l’aventurier au pédagogue?

Romain Beaumard: Je vais continuer à faire beaucoup de choses avec mes chiens

mais de façon moins ambitieuse. J’ai effectivement moins de plaisir qu’autrefois

car j’ai pu voir combien ces territoires fragiles sont aujourd’hui abîmés. Je vais

utiliser ce que je sais faire: faire rêver, pour que la prise de conscience soit de plus

en plus grande et que les générations futures puissent profiter des mêmes choses

dont j’ai pu profiter moi-même.

Пояснение.

Ответ: Le but, c’est donc d’aller le plus vite possible car plus on avance sur le parcours, plus ils ont le temps de se reposer.